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Le Petit Prince

ISBN : 978-0-9567215-9-4

Cette œuvre d’Antoine de St-Exupéry est excellente pour de nombreuses raisons mais je m’intéresse ici à l’apport que présente ce livre pour l’apprentissage de l’Anglais et d’une seconde langue plus généralement.

Il existe des versions Français/Anglais qui sont très bien faites. Avec sur la même page le texte dans les deux langues pour comparer rapidement. Il y a quelques illustrations intéressantes qui aident les enfants pour la compréhension.

Je dirais que cette œuvre est accessible pour les enfants à partir de 3, 4 ans. Avant c’est un peu compliqué.

Les messages véhiculés dans cette œuvre conviennent très bien aux jeunes enfants. En effet, les thèmes abordés passent de l’enfance, les différences entre les enfants et les adultes à la notion d’amitié, en passant par le goût de l’aventure et des voyages, l’art, la science.

Je conseille cette œuvre pour une lecture en famille!

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Ce qui a changé à 3 ans

Nous avons décidé pour notre premier enfant de lui parler dès la grossesse en français mais aussi en anglais. Un des parents lui parle constamment en français et l’autre en anglais.

Cela a bien fonctionné jusqu’a présent dans le sens où il comprend ce que nous lui disons indépendamment de la langue. Par contre, pour la langue en apprentissage faible (anglais), lorsqu’on lui posait une question il répondait en français. Ce qui ne m’inquiétait pas plus que ça.

Par la suite, j’ai fait quelques lectures sur le thème du bilinguisme précoce. Et j’ai lu une très bonne remarque. En effet, il était dit que si l’enfant comprend que le parent lui parlant en anglais comprend aussi le français (ce qui est le cas dans notre situation) alors l’enfant ne va pas faire l’effort de parler anglais. C’est un effort inutile à produire.

Et c’est totalement vrai. J’ai pu le confirmer. Lors d’un brossage de dents, je demande à mon enfant pourquoi il ne me répond pas en anglais, il répond alors : « Mais, papa, tu parles les deux! Je peux répondre en français. »

J’ai alors pensé aux histoires de marathoniens ou triathlètes qui s’effondrent après le dernier virage en apercevant la ligne d’arrivée. Parce que leur cerveau s’est dit, c’est bon pas la peine de forcer plus tu es arrivé.

Le cerveau humain est fait de telle façon. Lorsqu’il peut s’économiser il va le faire.

Et c’est exactement ce qu’il s’est passé pour mon enfant. Comprenant que je connaissais le français puisque je le parle avec sa mère, il a jugé inutile de répondre en anglais quand je lui parle.

C’est pourquoi j’ai changé de stratégie depuis quelques mois. Je lui demande de me parler uniquement en anglais.

Bien sûr au début c’était compliqué. Je devais répéter constamment « in English please ». Et lui n’était pas forcément content de devoir faire l’effort. Mais après quelques jours, il a commencé à essayer plus et maintenant après quelques semaines, il a bien intégré qu’il devait me parler en anglais et il a fait de gros progrès.

Il n’a plus l’appréhension de parler anglais ni avec moi ni avec de l’entourage anglophone.

Voilà un petit retour d’expérience modeste. Mais j’espère que cela pourra aider certains parents.

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Autant notre environnement culturel influence notre langue, autant cette dernière façonne notre manière de raisonner.

Par exemple, nous pouvons penser à un exemple concret.

En effet, chez certains aborigènes d’Australie, la phrase « L’enfant se trouve derrière l’arbre » se dit « L’enfant se trouve au sud (ou au nord, …) de l’arbre ».

C’est pourquoi les enfants aborigènes développent un sens de l’orientation très pointu dès leur plus jeune âge.

Intéressant non?

Source : Le défi des enfants bilingues – Barbara Abdelilah-Bauer